Abracadabra…

avril 28th, 2010
Ça vit près de toi
Ça mange dans tes doigts
Ça dort avec toi
Ça ne voit que toi
Ça rentre tardAfficher davantage
Ça dit au revoir
Abracadabra…
Ta da dam ta da dam ta da dam
Ta da dam ta da dam ta da dam
Ça fait des charades
Ça fait des cauchemars
Ça fait ses devoirs
Ça dit, ça dit à plus tard
Ça rentre pas
Ça n’appelle pas
Abracadabra…
Ta da dam ta da dam ta da dam
Ta da dam ta da dam ta da dam
Ça fait abra-ca-da-bra

Vanessa PARADIS – ABRACADABRA

Les voir grandir est un bonheur,

Abracadabra, trois petit tour et puis s’en vont…

… Mais j’ai encore le temps, un peu de temps…

Lili

Mais qu’est ce que je fais là??

avril 25th, 2010

Un espace de liberté, je suis ici « anonyme », pas de lien avec ma vie professionnelle qui elle est au grand jour et doit se tenir à carreau! Pas de masque ici, je suis Lili, la vraie au fond de moi, celle que je n’aurai jamais dû abandonner…

Un lieu d’intimité… oui c’est fou quand on pense qu’il est public! Mais je sais qu’ici je me retrouve juste moi avec moi. Et même si certain(e)s se disent en laissant des commentaires « Mais je m’égare sans doute… C’est le blog de Lili… » cet espace d’intimité je le partage avec des ami(e)s cher(e)s à mon coeur, même virtuel(le)s. Alors Lysa, continue sans état d’âme….

Un défouloir, mais avec un mot d’ordre : JE POSITIVE! Je retourne les problèmes pour les voir sous un autre angle, et souvent ils passent de « problèmes » à « soucis« , à « contrariétés« , à « rien du tout, tu te prends la tête pour pas grand chose« !

Des souvenirs… oui des évènements que je ne veux pas laisser de côté, des lieux que je veux garder en mémoire sans oublier le moindre détail,des temps forts qui me marquent. Un jour mes fils se poseront peut être la question « mais qui est vraiment maman? » et ils viendront peut être essayer de me comprendre sur ces lignes.

Une histoire, celle de ma vie, de mes doutes, de mes craintes, de mes certitudes, de mes amours, de mes folies, de mes petits bonheurs, de mes remises en questions, de mes coups de gueule (pas trop quand même…), de mes fous rires…

Un état d’esprit, celui d’être positive, de tenter de voir les choses sous le bon côté, voir de changer d’angle de vue quand tout va mal. Peut être qu’en regardant les choses avec un regard différent, la perception qu’on en a peut changer aussi…

Un partage, celui de mes folies et de mes petits bonheurs, des questions existentielles aussi sur les relations que je ne saisis pas toujours très bien (Ah les zomes et les fames…). Et puis marre de toute cette morosité ambiante, de ces oiseaux de mauvaises augures qui prédisent le pire et s’en font des gorges chaudes!! Tous nous avons notre charge à porter mais je ne veux partager ici que le meilleur!

Lili

Pffff… encore un coup de vieux!

avril 17th, 2010

- dis tu veux quoi maman pour le dessert?

- du fromage blanc tiens, et je vais y mettre une cuillère de miel, j’ai mal à la gorge!

- ah mais tu manges du fromage blanc à 20% de matières grasses??? Tu devrais plutôt prendre du 0%…

- du 0%??? Mais pourquoi… j’ai « trop de matière grasse »…??!!

- Oups…. heu mais non, ce n’est pas ce que je voulais dire, mais en général les vieux, ils prennent du 0%!

- Les vieux??? Tu me trouves vielle… (waouh… tout ça d’un coup…)

- Mais nonnnnnnn!! Je voulais dire les adultes! Bon et puis je me tais, je vais encore dire des bêtises… Je t’aime maman…

- …

Bon je dis quoi moi après tout ça? Encore un coup de vieux??? Pfff… ils n’ont rien compris, et je ne me sens pas vieille du tout! Adulte à la rigueur…

Lili à mon petit bout de camembert au miel… (si si, c’est délicieux à croquer…)

Les claques des amies…

mars 31st, 2010

Jugement des mes choix et de mes décisions (Est-ce que je jugerai une amie moi?? Non, tout au plus je lui donnerai des conseils… et si elle me le demandait!)

Reproches (mais pourquoi au juste…?),

Reconnaissance d’un abcès à crever (bon alors, que fait-on maintenant?),

Refus de parler (mais, on est amie…on peut tout se dire quand on est amie, tout entendre!!! Encore faut-il qu’il y ait du respect…),

Manque de respect justement (peut-on parler de la pluie et du beau temps, du nouvel achat, et ignorer totalement son amie tout à côté qui est très mal… pleure… et finalement se lève pour se mettre au calme et tenter de se retrouver en elle et avec elle après la violente claque qu’elle vient de recevoir…),

N’est-ce pas finalement un manque d’amour (Est-on finalement programmé pour reproduire des schémas qui nous font souffrir…)??

Ma douleur est apaisée aujourd’hui, même si les traces de cette douleur se devine sur mon visage encore ce matin. Mais ma peine est encore là: samedi il manquera une amie autour de ma table d’anniversaire… Une décision difficile à prendre mais il ne m’était plus possible de continuer d’accepter cette attitude envers moi, ce refus d’en parler, ce manque de respect… Une amie est-elle vraiment capable de tout cela?? Non, je ne le crois pas. Je n’aurai jamais eu l’idée du dixième de tout cela vis à vis d’une amie! Alors cette « peine » en vaut-elle la « peine »?

La peine que j’ai est pour elle! Car je sais la souffrance qui la ronge et qu’elle tente comme elle peut de masquer, camoufler, dissimuler, combattre… Mais elle ne leurre qu’elle et elle ne s’en rend même plus compte! Et si elle refuse de saisir les mains qui se tendent vers elle, personne ne peut aller la chercher là où elle est!

On ne peut jamais faire plus de la moitié du chemin! Je considère aujourd’hui avoir fait ma moitié, avoir ouvert une porte de dialogue, avoir proposé qu’on parle… et je me suis pris une claque dont je vais me souvenir… Ce n’est pas de l’amitié, ce n’est PLUS de l’amitié…

Maintenant tout cela est fini, je tourne la page en cliquant sur le bouton « publier cet article« …

Lili

Merde, j’ai encore zappé!!

mars 9th, 2010

- allez on file, et puis attend, juste un gros bisou ici avant de partir… ici je peux profiter, personne ne nous voit!!

- bon ok…. Tu me déposes pas trop loin de la grille!

- Pas de soucis mon lapin

Lundi matin, mon petit bonheur du lundi en poche et tout contre mon cœur, j’emmène mon deuxième lutin à l’école. Voiture, parking, stationnement, le moteur qui continue de tourner pour laisser la température monter (-7°C ce matin… brrrrr), portière qui s’ouvre, petit bisou discret pour ne pas faire la honte devant les copains. Ben oui, j’ai appris à me tenir depuis que mon presque-lutin-ado me donne des leçons de « bonne conduite devant les copains« …

- A ce soir, passe une bonne journée – et il s’éloigne de la voiture avec son sac,

- oui, bisou maman, à ce soir, passe une bonne journée aussi!! – et il s’éloigne encore un peu plus de la voiture… de moi aussi…

- bisous mon lapin (ben oui, j’ai du hausser le ton pour qu’il m’entende… il s’était éloigné vachement quand même…)….

Arrrgggghhhhh, j’ai encore merdé!!!! Je m’étais promis quand même!!! Il ne s’est pas retourné, il n’a rien dit, il a continué son chemin jusqu’au portail de l’école. Je ne sais pas s’il a entendu ou pas (je crois bien que si quand même, j’ai parlé FORT…). Et moi de me mordre la langue et de me jurer qu’on ne m’y reprendrait plus!

PROMIS CETTE FOIS JE TIENS BON!!!!!

Je vais peut être le copier 100 fois, ça marchait quand j’étais gosse….

Le petit bonheur du lundi (9)

mars 8th, 2010

Ça marche comment un ado, ou un lutin-presque-ado???

Grosse discussion avec mon grand lutin ce week end. Je suis passée par tous les stades de la remise en question et des doutes: s’inquiéter, s’ouvrir, fondre, se lâcher, reprendre et discipliner, tenir bon, ne pas culpabiliser, apprendre et comprendre, réconforter, conseiller… ouch… je crois que j’aurai pris toutes les casquettes ce week end.

Et lui de faire de même mais dans son répertoire: être très sûr de lui, un peu d’arrogance, de la désinvolture, des doutes (oui quand même…), de la répartie, des réclamations, de la colère, du désespoir, de la résistance, de la résignation…

Et puis tout à coup la tempête se calme. Le ton s’apaise, les regards se cherchent à nouveau, les langues se délient tout en douceur et en confiance, les devoirs sont finis dans la bonne humeur, le contrôle d’anglais est parcouru dans le détail avec entrain… Waouh, c’est ce matin que je me rends compte de ce petit bonheur!!

Alors ce sera mon petit bonheur du lundi matin! Et je garde pour la journée son sourire ce matin lors de son départ…

Lili toute gaie ce matin de voir son presque-ado grandir!! Et mon Doudou qui rentre demain de mission….hmmmm tout va bien!!!

Mais comment je m’appelle????

février 23rd, 2010

Après tous ces jaloux qui me disent agressive, rugeuse, têtue, invivable, sale caractère, pleine de contradictions… j’ai envie de m’arrêter sur tous ces petits noms dont les uns et les autres m’affublent:

  • Ma louloute
  • La marmotte
  • Ma belette
  • Ma biquette
  • Foune
  • Lili
  • Ma belle
  • Poulette
  • Hey biloute
  • Ma beauté
  • Lucette

hmmm… rien que du bonheur, finalement je préfère mes amis aux jaloux!! Bon il y a  aussi tous ces petits noms intimes que je garderai rien que pour moi et mon doudou!

Un bisou de loin tout spécial pour lui d’ailleurs…

Lili.

Féminité… suite (3)

février 2nd, 2010

Encore cette question qui me taraude… elle évolue cependant. Finalement, j’ai l’impression que ce n’est pas tant dans mon regard que je doute, mais plutôt dans le regard des autres…

Le regard des miens? Pfff, je suis leur fille, leur soeur, leur mère… je suis acquise!

Le regard de mes ami(e)s? Re-pffff, je suis avant tout leur « amie », confidente, camarade de fête et de folies, ils et elles ne se posent pas cette question. Ils sont même étonnés que je me la pose!!

Alors… Le regard de l’homme que j’aime?

Comment concilier mon côté garçon manqué et ma fragilité féminine, ma force de caractère et mes envies de douceur, mes habitudes d’autonomie et d’indépendance et mon besoin de protection.

Je fais un boulot d’homme au milieu d’hommes: pas de droit à l’erreur, pas de faiblesse, des raisonnements rigoureux, des analyses et des négociations. J’ai en charge mes deux garçons une semaine sur deux, et la semaine à la maison, je joue parfois le rôle de papa et de maman: il faut être fort pour deux, présent pour deux, tenir tête et discipliner pour deux. J’ai des ami(e)s qui vivent des évènements difficiles et là aussi je réconforte, je suis forte comme un homme quand il le faut…

Et comment au milieu de tout cela je peux me laisser aller à ma féminité, à ma fragilité, à mes hauts et à mes bas, à mes sauts d’humeur. Comment j’apprends à me laisser choyer… vraiment… Comment je me laisse aller aux confidences, les vraies confidences, celles qui viennent du cœur et vont au cœur, celles qui attendent réconfort, compréhension, protection. Comment je fais confiance au regard qui me dit que je suis belle, désirable, sexy alors même que je suis persuadée du contraire. Comment j’accepte d’être fragile… dans ses bras… de redevenir une toute petite fille, d’oublier mes combats, mes victoires et mes échecs, mes décisions et responsabilités.

Trop de questions?? Je dois lâcher prise??? Ah ce foutu lâcher prise!! Je vais lui faire la tête au carré un de ces quatre!! Et voilà, c’est reparti…

Je sais que mes questionnements tournent autour de tout cela… ils tournent et tournent, et tournent… Je pressens la solution, elle est là à portée de mes doigts qui courent sur le clavier, de mes lèvres qui tentent de parler. Mais elle résiste encore un peu, juste encore un peu…

Lili

féminité (2)
féminité (1)
féminité
Lili la bellule

En mode « pause »

décembre 29th, 2009

Et oui, je publie à nouveau cet article d’il y a quelques jours. En y réfléchissant bien, j’ai omis pas mal d’évènements plus ou moins heureux. Peut être mon esprit les a-t-il zappés volontairement. Ou pas…

Oh je sais pourquoi certains ont été « oubliés »: il y a des chose dont on ne veut pas se souvenir. Mais il y a des a des rendez vous et des rencontres auxquelles j’aurai dû penser : mon analyse de 2009 était peut être tellement noire  que j’ai « involontairement » oublié les bonnes choses. A lire en italique…

En mode « pause » et au vert! J’aurai pu dire « au blanc » il y a quelques jours, mais toute la neige a fondu…. et nous avons emmené les luges pour rien (pour l’instant…).

Me voici en congés de fin d’année. En famille. Avec ma tribu recomposée. Je termine une année en beauté après l’avoir commencée dans la douleur…

Noël 2008! Chez mon frangibus, en famille toujours « unie », enfin de façade. Mais plus d’amour, plus de douceur dans les regards quand il y en a, plus de joie ni de bonheur au fond du coeur… juste un lourd sentiment de solitude, de tristesse, de gâchis…

Janvier, naissance de « ma zizanie ». Mon frangibus est passé par là! Il m’a convaincue d’écrire, de me lancer sur la blogosphère… et c’est pari réussi!13 janvier, et voici ma zizanie qui apparait. Le thème initial: un roman épistolaire. Les acteurs: Emma, Sylvain, Madou, Victor, Lalie… L’histoire: les retrouvailles d’une femme de 40 ans avec elle même, avec son premier amour, avec la vie. Il y a l’avant et l’après Zizanie…

Week end du 1er février, une surprise familiale à mon papa qui fête ses 70 ans! Un week end sur la côte d’Opale en demi teinte: le plaisir de faire plaisir et de retrouver les miens, le plaisir de publier ce 1er février mon premier article, la douleur de décisions à prendre… 1er février et mon premier post est sorti! 1er février et « ma zizanie » fait ses derniers ravages dans mon couple. Hé oui… je me souviendrai de ce matin comme jamais, chaque mot dit et crié, chaque phrase écorchée, chaque regard de désespoir et de haine, chaque larme. Une fois de plus des reproches, des jugements, des coups de gueule: j’ose écrire et me lâcher sur un blog!! J’ose mettre en pâture nos déboires!!! J’ose essayer d’être moi même… Enfin… Et j’étais chez les miens ce matin là, ma mère venait de me serrer très fort dans ses bras…

Que pensait-il alors? qu’a-t-il découvert à ce moment qu’il ne savait déjà?  C’est fini cette fois, officiellement puisque nous sommes allés au delà d’une simple évocation de divorce, nous avons commencé à négocier les termes de notre séparation!

Quel début d’année!

Lancement de la procédure de divorce, négociation avec les banques pour obtenir un prêt pour racheter ma maison, comédie devant les enfants pour qu’ils ne rendent compte de rien… pour l’instant, établissement des listes des biens à partager, coups de gueule, éclat de voix, fuites de la maison…

40 ans début avril. Un anniversaire bien particulier! Un week end passé à Paris, pendant lequel ma mère s’est retrouvée entre la vie et la mort l’espace de quelques heures, un week end où un souffle tout neuf lui a été donné pour faire battre son coeur… et qui lui a permis de se souvenir de ce jour si particulier où elle est devenue maman! Un anniversaire et quelques jours de congés passés chez les miens avec mes loulous. Une journée de détente « fille » avec ma marraine, passée dans un sauna naturiste de Belgique: du bien être, des confidences, une amitié… et une équipe de rugbyman qui arrivait alors que nous sortions… Arrrgh, sorties trop vite!!!! De bons moments, des épreuves, mais pas la fête que mon amie Lolo et moi avions prévue pour nos 40 ans à toutes les deux (à 8 jours d’intervalle), pas la joie qui aurait dû m’envahir à ce moment là.

Mi juin annonce officielle aux garçons de notre séparation! voilà bien des soirs qu’ils me questionnent, me lancent des perches, se montrent curieux sur des sujets totalement orientés. Ils sont témoins de bien des choses et les questions du style « maman, c’est quand notre prochain repas tous les quatres? », « maman, pourquoi papa cherche un appartement dans le journal », etc… Et puis un soir, je craque. Je leur annonce tout. Je leur explique tout. Des pleurs, des colères, des ultimatum, des négociations… je crois que j’ai tout eu ce soir là. Et j’ai fait bonne figure malgré tout, même si cette annonce me soulageait d’une certaine façon. Je n’aurai plus besoin de faire semblant désormais!

Des doutes, des batailles, des joies, des pleurs, des colères, des désespoirs… je crois avoir connu tant de sentiments variés, parfois opposés pendant ces quelques mois: Vais-je y arriver? Suis-je capable d’aller jusqu’au bout?

Mi juillet j’ai renoué avec ma famille élargie pour la rencontre annuelle qu’est « notre méchoui ». Des retrouvailles avec beaucoup de tantes, de cousins et cousines, de gens que j’aime et que j’avais perdu de vue pour plein de mauvaises raisons… et là que du bonheur!

1er juillet, date officielle de séparation. 5 septembre déménagement officiel de Monsieur (dans notre ancien appartement…), changement de ma serrure de porte d’entrée. 26 octobre, signature de rachat de ma maison.

18 décembre signature de ma convention de divorce… et je viens de me rendre compte en écrivant ces lignes que c’est 21 ans, jour pour jour, après notre premier baiser… Bon ben, voilà…. c’est que ça devait se passer comme ça… le 18 décembre sera une date bien particulière! Un anniversaire de bien des choses et des évènements!

Si je m’arrêtais là pour cette année, ce serait déjà pas mal. Mais non, il y en a encore!

2 octobre, annonce officielle de ma promotion et de ma nouvelle prise de poste! J’ai reçu mes nouvelles cartes de visite le 18 décembre… Bien des mois de batailles gagnées et perdues, bien des emmerdements à gérer, des moustiques à supporter… Un poste que je prends en main en douceur maintenant, à mon rythme. Un poste où je vais m’épanouir même dans les bagarres annoncées! Un « manteau » que je veux adopter mais aussi faire à ma mesure… un beau challenge devant moi!

J’ai terminé « mon histoire inachevée ». Elle le restera sur ce blog. Elle s’est en réalité achevée au printemps, comme une histoire restée en suspend pendant 20 ans, et qui attendait son dénouement… Il n’aura pas été heureux mais il devait se vivre jusqu’au bout et se raconter à lui même!

Une amie me disait que lorsqu’on est perdu, regarder derrière soi, regarder d’où l’on vient nous permet de prendre conscience du chemin parcouru… Et puis me revient en mémoire une réflexion d’un Ami sur les marches qui nous menaient à Montmartre: « Retourne toi, regarde ce que tu as déjà grimpé, maintenant regarde devant, regarde ce qu’il te reste à faire… »

Waouh! J’ai le vertige parfois, et je comprends ma terreur parfois de ne plus savoir où je suis, ce que je dois faire, si je prends les bonnes décisions, si je fais le mieux pour mes fils…Qui je suis

Le vertige oui… mais une main tient la mienne, la garde au chaud, la serre quand j’en ai besoin, la lâche (mais pas trop…hein…) quand il le faut, la rassure et la protège, la fait rire et la fait vibrer… Une main douce et forte qui me laisse être moi, qui accepte mes hauts et mes bas, mes humeurs et mes replis, mes pauses et mes coups de folie, mes états d’âmes et mes débordements…

Et puis des retrouvailles! Une amie de presque 30 ans, qui est sur Metz depuis presque 20 ans et que je n’avais jamais revu… Et des amies qui m’ont soutenue et protégée, parfois malgré moi, tout au long de ces épreuves.

Alors cette année 2009 qui a débuté dans la douleur se finira dans le bonheur. Le bonheur d’aimer et d’être aimée, le bonheur d’une joyeuse tribu qui apprend et nous apprend à nous connaitre, le bonheur d’un bilan 2009 très positif malgrè les embuches et les moustiques! Mais il est temps que cette année se termine… Je veux souhaiter de 2010 d’effacer le mauvais et de ne garder que le meilleur.

Vive 2010!!!

Lili

Merci à Victor, Lolo, Cécile, Sabine, Prescillia… vous avez beaucoup comptés dans ces moments là!

C’est dur d’être un homme!

décembre 1st, 2009

Un « presque-ado » comme tu aimes te définir. Oui je sais tu seras « ado » quand je t’offrirai un rasoir pour ton anniversaire! En attendant, chaque duvet qui s’étoffe sur tes joues et tes lèvres est systématiquement identifié, repéré, cartographié… et moi je te regarde grandir.

En attendant « c’est dur d’être un homme…pfffff… » Juste pour un coup de main donné à ta mère? Quelques sacs à sortir de la voiture? « c’est dur d’être un homme…pfffff…« 

Quand je te regarde, je me vois tellement à travers tes yeux, ton regard qui en dit long, ton air de défi, ta bouille à croquer (et oui encore et toujours, mais chut, je ne dirai rien, c’est juste entre nous…). Tu grandis toi aussi et tu m’échappes comme tu as toujours si bien su le faire.

Avant toi, j’étais femme. A l’instant même de ton premier souffle et ton premier cri, je suis devenue mère… c’est un instant unique et il n’est qu’à toi seul. Et toute ma vie a basculé. Tu ouvres toutes les portes, tu inities chaque étapes de notre vie de mère/fils, tu balises le chemin pour un frangibus qui t’admire et que tu dédaignes souvent pourtant.

Que de choses avons nous appris ensemble. Et aujourd’hui il nous faut en apprendre de nouvelles. Une vie en alternance pour moi, deux nids douillets pour toi. De nouveaux frères et soeurs, un nouveau bonheur pour moi, des « belles tantes »… C’est d’ailleurs ton mot de ce week end et tu m’as laissée pensive (mais c’est vrai qu’elles sont jolies!!).

Tu m’apprends aussi cette nouvelle vie pour nous tous… « finalement c’est facile à vivre un divorce…« . Tu venais de me faire le plus beau des cadeaux qu’une mère puisse attendre…

Et puis de me reprendre alors que nous déposons tous les deux ton frère à l’école. Moi de lui dire par la vitre « bisous mon lapin, à ce soir« . Et toi de me dire « Ah non, là je ne peux pas laisser passer ça!! Tu ne peux pas l’appeler comme ça devant ses copains, c’est la honte…rend toi compte, il grandit et tu ne dois plus lui dire des trucs pareil devant public, c’est mon frère quand même!!!« 

Que m’apprendras-tu de ton adolescence? Que finalement tu aimes les pommes de terre, et que le lave vaisselle, ce n’est pas si terrible que cela. Je sais que même avec des hauts et des bas, nous saurons toujours nous écouter, nous câliner, nous taquiner, nous parler tout simplement… comme nous l’avons fait ce soir. Et nous dire JE T’AIME. Et je sais que quoiqu’il arrive je serai toujours dans le secret ta « maman chérie d’amour que tu aimes de tout ton cœur adoré« , mais ça c’est juste entre nous promis juré!!

Maman.

PS: j’ai adoré nos câlins de ce week end, tes yeux papillons qui tentent de me séduire pour te faire pardonner je ne sais quoi, ton corps qui s’alourdit contre moi alors que tu t’endors dans mes bras…